mardi 24 mars 2015

2 mois en Australie


Katoomba falls

Il y a deux mois jours pour jours, je foulais pour la première fois le sol Australien. Aujourd'hui, je commence à décompter les jours avant la fin. Je ne vois pas les jours défiler, alors d'un côté tant mieux, mais d'un côté ça passe trop vite !
Faisons alors le point de ce second mois à l'autre bout de la planète. 


Ce second mois fut encore plus riche en découvertes, que ce soit sur l'Australie ou sur moi-même. J'ai pu retourner à Sydney y passer un week-end pour mardi gras et surtout passer 3 jours dans les Blue mountains avec ma famille d'accueil, dans un hôtel de folie qui plus est. Et c'est la plus belle que j'ai vu jusqu'à présent je pense... A couper le souffle. Cette étendue qui s'étend devant toi, c'est à ce moment là que tu te sens ridicule au milieu de cette nature surprenante, et que tu mesures un peu plus l'ampleur des choses. C'est assez impressionnant de se dire que cet endroit peut te retourner intérieurement, j'ai même du mal à l'expliquer et à le décrire. En tout cas c'est à faire, et je compte bien y retourner car je suis loin d'en avoir assez profité, j'aimerai les découvrir de l'intérieur à proprement parler. Je ne suis jamais satisfaite de ce que j'ai je crois ! Il m'en faut toujours plus... Voyons ça comme un défaut ou une qualité, en attendant c'est assez frustrant et mon impatience fait des ravages ! 
J'ai pu également faire pas mal de rencontres ce mois-ci, et ça c'est très appréciable. C'est fou la facilité qu'on a à rencontrer des gens aussi loin de chez soi (tu peux même rencontrer des gens de Nancy ! Si si ! Big-up Jeanne :D). Bon ok, pour le côté dépaysant on repassera, mais c'est quand même super sympas et finalement assez rassurant. 

Je ne vais pas me réétaler à nouveau sur ma super famille car je pense que vous l'aurez compris, elle est super ! On se découvre un peu plus chaque jour et une complicité se créer au fur et à mesure. Ils envisagent même de me voler mon passeport pour ne pas que je rentre... Rassurant ! Ils sont drôles et fous et j'adore ça. En plus les deux grands se sont fait des copains dans le voisinage, ils sont tout le temps en vadrouille (ça m'arrange bien aha). Quand au petit il grandit à une vitesse folle, je m'en rend compte en le côtoyant chaque jour. Je suis arrivée il se tenait à peine assis, aujourd'hui il crapahute partout à 4 pattes et se lève dès qu'il peut. A ce rythme, dans 2 mois il marche ! Mes horaires ne sont pas toujours arrangeantes mais on fait avec et ça reste malgré tout un plaisir alors je ne me plains pas.

Niveau moral, ce dernier mois fût rythmé par les montagnes russes sentimentales. Des jours plus difficiles, d'autres ou j'avais envie de refaire le monde. Quoiqu'il en soit, aujourd'hui je me suis reprise et je profite des quelques mois qu'il me reste maintenant. J'aurais le temps de profiter de ma famille tout le reste de ma vie après ça. En même temps il y a plus de jours de mauvais temps (automne oblige) et je pense que ça a joué ! En tout cas je suis très bien entourée et très bien soutenue alors ça aide. Et surtout je pense qu'après le premier mois, la phase de "découverte" retombe, on s'habitue à ce qui nous entoure et s'en est presque malheureux mais c'est comme ça ! Une sorte de routine s'installe, surtout lorsqu'on est sur un rythme scolaire avec les enfants. Même si tu vivais sur une île déserte paradisiaque, y vivre toute l'année n'aurait pas le même goût qu'y passer 2 semaines pour échapper à son quotidien. Même les araignées de me font plus peur ! (bon ok, presque plus). Du coup, j'ai décidé d'en ramener une à ma soeur puisqu'il faut combattre le feu par le feu. 

Je commence également à découvrir l'autre côté des Australiens. Passé le côté chaleureux et avenant, on se rend vite compte que ce n'est pas tellement le cas. Les australiens ont beaucoup d'apriori sur les étrangers et c'est malheureux à dire dans ce pays que l'on croit si ouvert d'esprit. Après je ne fais pas une généralité, mais pour avoir parlé avec pas mal d'autres expatriés, ce même sentiment ressort. Ils ont un regard assez mauvais sur les expatriés, et les "groupes" d'australiens sont assez fermés sur eux-même. Voilà pourquoi les jeunes venus d'ailleurs font la fête ensemble, et pourquoi il n'est pas si facile que ça de se fondre dans la foule. Ma famille (d'origine canadienne) m'avait d'ailleurs mise en garde à ce propos, et je m'en suis fait ma propre opinion également. 

On sort également très vite de la vie française. J'entend par là que chacun a son petit quotidien et sa petite vie, et qu'à partir du moment où tu sors de tout ça, tu n'y as tout simplement plus ta place. C'est comme ça que ça fonctionne et c'est bien dommage. Loin des yeux loin du coeur dit-on... En tout cas j'essaie de pas y porter trop d'importance pour l'instant, je suis là pour en profiter et pas pour me prendre la tête avec ça, je dois vraiment apprendre à vivre pour moi. Ceux qui reste tant mieux, les autres tant pis. C'est sur que ça fait vite le tri ! Mais je pense avoir assimilé ce pouvoir de relativiser (pas très français tout ça). J'ai même parfois l'impression d'éteindre mes sentiments sur certains points, c'est assez étrange à expliquer mais sur des choses qui auraient pu me faire mal auparavant, aujourd'hui ça ne me fait strictement rien. Je ne sais pas comment le prendre mais en tout cas ça m'évite bien des tracas ! Je suis heureuse dans ce que je fais, dans ce que je vis. Je souris à la vie et la vie me sourit. Je me sens vivante et j'ai un sentiment d'accomplissement pas désagréable du tout ! Cependant attention, la maladie du voyage est très contagieuse. On veut toujours en voir plus, à peine sur un lieu qu'on veut déjà aller sur un autre... "Wanderlust" comme on dit ici... Bref, je me lève chaque matin en me disant que le meilleur reste à venir et je crois que je n'ai pas tord. 

Katoomba falls

Blue mountains

Blue mountains 
Three sisters

Blue mountains


Katoomba falls

Louise


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